L'animal lecteur

21 janvier 2012

Karine Tuil :"Six mois, six jours"

six mois six jours

 

Une histoire d'amour, une passion amoureuse, un chantage, une riche famille industrielle allemande (les Kant), un passé douteux, beaucoup dingrédients dans cette histoire.
L'homme de confiance de la famille qui se confie, qui raconte ses souvenirs et notamment comment Juliana Kant la cadette de la famille va succomber au charme de Braun, un photographe qui la ferait chanter et c'est tout le passé de la famille qui va ressurgir.
Bien écrit et court, ce roman nous emmène peu à peu vers une fin inattendue où l'Histoire rejoint l'histoire.

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12 janvier 2012

Harper Lee : "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"

Harper Lee : "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"


Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

1935, dans le Sud profond (l'Alabama), un avocat intègre et apprécié de ses concitoyens, Atticus Finch,  élève seul ses deux enfants, Jem et Scout.

A travers le regard de Scout (petite fille de moins de dix ans), l'auteur nous invite dans la vie quotidienne de Maycomb, petite ville où tous les habitants se connaissent. Le lecteur est invité dans la réalité de ce monde où se côtoient sans se mélanger les blancs et  les noirs. A travers les jeux d'enfants on découvre les habitants du quartier et leurs us et coutumes. Le récit ne manque pas d'humour et de dérision.

C'est au moment où Atticus Finch est commis d'office pour la défense d'un jeune noir accusé d'un viol sur une femme blanche, que vont se cristalliser toutes les hypocrisies, les menaces et toute la lâcheté des habitants.

Cet événement aura des conséquences sur la vie de toute la famille, et chacun, à cette occasion découvrira des facettes insoupçonnées de la personnalité de l'autre. Le roman devient en quelque sorte initiatique et plein de finesse et d'humanité.

Harper Lee publie ce roman en 1960, au moment du mouvement des droits civiques, et ceci explique peut être en partie l'énorme succès qu'il a connu. Mais au delà de ce phénomène de conjoncture, il reste un roman essentiel et intemporel tant il trace finement les traits de l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus grégaire et malsain.

Mais c'est surtout un hymne à la tolérance et au respect, ces deux notions qui traversent tout le roman à travers l'éducation donnée à ses enfants par Atticus Finch.

Un bon moment de lecture.


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04 janvier 2012

2011 : une année riche en lectures

Voici un petit bilan d'une bonne année de lectures

Quelques chiffres

35 romans lus

L'espace : 22 romans français, 13 étrangers. Parmi ces derniers, 10 publiés en anglais (7 des USA, 2 d'Angleterre et 1 du Canada) 3 dans d'autres langues (portugais, finnois et danois).

Le temps : 3 romans du XIXème siècle, 11 du XXème siècle et 21 du XXIème siècle (dont 12 publiés en France en 2010/2011).

Les auteurs les plus lus : Echenoz (3), Capote (2), Zola (2), Sizun (2) et Ernaux (2).

Les éditeurs : C'est Gallimard Poche (Folio ou classique) qui l'emoprte avec 9 titres, puis Buchet Cahstel (3 titrtes, merci Masse Critique de Babélio), Minuit (3), Gallimard (3) puis Arléa et Du Rouergue (2).

Tout cela représente environ 7500 pages dont Lolita (517), Le roi des aulnes (496) et Dans la brume éléctrique (480).

La qualité

Cette année 2011 a été riche en découvertes, notamment dans la littérature française contemporaine pour laquelle j'avais d'énormes lacunes : Annie Ernaux, Marie Sizun, Maylis de Kérangall, Jean Echenoz, Olivia Rosenthal m'ont particulièrement séduits.

Certains auteurs m'ont particulièrement marqués : Olivier Sillig (Skoda), Rax Rinnekangas (La lune s'enfuit), Arnaud Rykner (Le wagon) et Carole Martinez (Du domaine des murmures), et leur souvenir perdurera bien au delà de l'année.

Quelques déceptions aussi : Siri Hustvedt (Un été sans les hommes), Tatiana Salem Lévy (La clef de Smnyrne) et William Faulkner (Absalon, Absalon!).

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21 décembre 2011

Marie Sizun : "Eclats d'enfance"

Marie SIZUN : "Eclats d'enfance"

Eclats d'enfance

Marie Sizun, que j'ai découvert récemment avec "Le père de la petite", nous livre ici des bribes d'enfance à la frontière entre le XIXème et le XXème arrondissement de Paris.

Le parti pris de l'auteure est intéressant, en ce qu'il qu'il adopte comme trame de points de repères géographiques (les lieux et rues du quartier).  A chaque lieu son souvenir, son "éclat", comme une brisure de miroir qui révèle une partie de l'histoire.

L'histoire, c'est celle de l'enfant. Cette fillette dont on suit les pérégrinations spatiales et spirituelles pendant une dizaine d'année.

Le ton est distant, le récit est fait à la troisième personne, comme si la distance protégeait l'auteure de ses propres souvenirs. Malgré cette distance, cette analyse quasi froide, le lecteur s'attache à cette enfant (tout comme il s'est attaché à "la petite" précédemment). Ce récit replonge le lecteur dans ses propres souvenirs d'enfance, quand bien même le contexte (géographique et social) est différent.

porte des lilas

On plonge ici, à travers les souvenirs fugaces de cette enfant, dans la vie du quartier au sortir de la seconde guerre mondiale. C'est un Paris populaire, quelque peu "provincial" qui prend vie dans ces rues, ces squares, ces commerces, ces transports ....

Marie Sizun avait certainement besoin d'écrire pour consolider ses "éclats", et bien tant mieux pour le lecteur qui prend un réel plaisir à les partager.

Il est utile, pour les non résidents du quartier, de suivre les chapitres avec un plan de Paris, cela donne corps au récit. De plus, j'ai été particulièrement intéressé par les détails de la vie du quartier, car mes grands parents habitaient là dans les mêmes années (plus au sud toutefois, côté Cours de Vincennes).

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15 décembre 2011

Carole Martinez : "Du domaine des Murmures"

CAROLE MARTINEZ : "Du domaine des Murmures"

Du domaine des murmures

Carole Martinez, que je découvre à travers cette lecture, nous livre ici une aventure humaine époustouflante. L'histoire d'Esclarmonde, qui, le jour de ses noces décide d'offrir sa vie et sa beauté à Dieu.

Elle s'enferme dans un réclusoir adossé à la chapelle du domaine, où sa seule ouverture sur le monde terrestre passe par une petite fenestrelle  à barreaux. 

C'est le monde spirituel qui va s'ouvrir à elle, elle devient une sainte que l'on vient visiter et qui prodigue des bienfaits à la vie à l'entour. Mais les préoccupations humaines ne la quittent pas pour autant. Elle emporte avec elle dans sa cellule un terrible secret.

Peu à peu, elle est en prise au doute ... mais a t-elle encore prise sur son destin ?

A travers cette histoire, Carole Martinez nous livre une réflexion sur la religion et la spiritualité, sur la place des femmes, sur les Croisades. Magnifiquement écrit, ce livre se lit comme un conte qui mêle aventure,poésie et fantastique.

Une merveille !

 

reclusoir sainte radegonde (le reclusoir de Sainte Radegonde, Poitiers)

 

Posté par fran6h à 09:50 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0]