ZOLA : "La conquête de Plassans"

 

La conquête de Plassans

Et nous voilà de retour à Plassans, berceau de la famille. Cette fois-ci c'est chez Marthe Rougon que l'action se passe. Marthe a épousé François Mouret (son cousin germain) et la famille vit une vie de rentiers après avoir fait fortune dans le commerce de vin. La villa est le centre géographique du roman à plusieurs titres : non seulement elle est située entre celle des Rastoil (royalistes) et la Sous-Préfecture (représentant l'Empire) mais elle va devenir l'objet de toutes les convoitises de la part des locataires que la famille Mouret héberge.

C'est un ecclésiastique, l'abbé Faujas, et sa mère qui vont louer le second étage.

Or ce curé est là, envoyé par Paris et par le truchement de Rougon (Félicité, la mère de Marthe) pour reconquérir Plassans, dont le siège de député est confié à un royaliste depuis les dernières élections.

Et ce curé, fera venir sa soeur et son beau-frère, dont la cupidité parait sans fin.

Zola ne nous livre pas ici un récit contemplatif de la famille bourgeoise sous l'Empire. Avec un style vif (qui tranche avec les deux romans précédant) il nous conte une aventure politique, teintée d'ambition, de jalousie, de trahison et de manipulation ...

Les locataires peu à peu prendront le pouvoir, François Mouret reclus, perdra tout. Marthe, sous l'influence de l'abbé n'est pas étrangère à cette déchéance. Les enfants sont exclus de la maison ... quant Marthe en prend conscience, il est bien trop tard.

Ce roman est un drame ! La folie (la tare familiale qui se propagera ) y tient une bonne place.