23 septembre 2019

Philip Roth : "Portnoy et son complexe"

Philip ROTH : "Portnoy et son complexe"

Portnoy-et-son-complexe

Que dire qui ne soit déjà écrit ? C'est un classique de la littérature américaine, voire mondiale, dont on peut redouter la lecture tant on a entendu et lu de choses à son propos. La focale tourne autour du sexe et de la figure castratrice de la mère. Nous sommes aux États-Unis après la seconde guerre mondiale, dans une famille juive du New-Jersey. Les thèmes de la religion, du poids social de la famille, du mariage, de la culpabilité individuelle et collective, de la réussite, du bonheur, de l'égalité et de la liberté viennent irriguer le récit.

Plein d'ironie, d'humour et de sarcasmes, ce long monologue adressé au docteur (psychanalyste ? psychiatre ? ) nous raconte l'aventure de cet homme, au-delà du seul passage de l'adolescence, de son rapport aux femmes, surtout les schiskes (les chrétiennes blanches), de son rapport à la judéité, de son rapport à l'Amérique.

On rit souvent, c'est cru, c'est cruel aussi parfois, mais c'est profond et révélateur d'une époque et d'une société. Un grand roman.

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09 septembre 2019

Isabelle Carré : "Les rêveurs"

Isabelle CARRE : "Les rêveurs"

 

les rêveurs

Roman en forme d'autobiographie d'enfance et de jeunesse, Isabelle Carré nous livre des pages d'écritures, comme une suite de faits plus ou moins anciens, à partir des souvenirs plus ou moins nets de la vie d'une famille dans les années 1970 1980. Mais quelle famille !

Certes, cette famille, même pour l'époque, n'a rien d'ordinaire, si tant est que l'on puisse, à bien y regarder, trouver une quelconque famille ordinaire. Destructurée, recomposée, décomposée, comment construire sa personnalité dans cet univers ? Par le lien. Et le lien ici, ce sont les rêves ! 

Les rêves qui permettent d'aller de l'avant, de se projeter, les rêves qui permettent de combler les trous de la solitude, les rêves qui engendrent leurs lots de désillusions, de mal-être et de destruction ...

Sensible, le récit oscille entre les moments de bonheur et les grandes détresses. Mais le ton général n'emporte pas le lecteur, comme si le fil conducteur manquait, une colonne vertébrale qui maintiendrait l'équilibre général. Et ce manque c'est probablement celui que vécut cette fillette, cette jeune fille dans cette famille-là, à cette époque-là.

 

 

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