30 mai 2012

Robert Laxalt : "Basque Hotel, Nevada"

Robert Laxalt : "Basque Hotel, Nevada"

basque hotel

Voici un roman que j'ai trouvé par hasard sur un présentoir de la médiathèque et qui m'a tout de suite attiré par son titre (et le nom de l'auteur) par ce qu'il évoque un pan de l'histoire contemporaine basque : l'émigration en Amérique.

Je croyais trouver là un roman sur l'émigration basque dans le Nevada, mais mis à part le nom de l'hôtel et un berger qui passe, aucune référence au passé basque des protagonistes.
Nous sommes en pleine dépression à la fin des années 20, période de grande tristesse et où même l'alcool réconfortant est interdit !
Les parents de Pete tiennent un hôtel qu'ils revendront pour s'installer dans un quartier chic.
Nous suivons ici le passage de Pete de l'enfance à l'âge adulte dans cette Amérique des années 20, dans cette ville sans aspérité et dans dans ces montagnes où le travail est si rude.
Court, facile à lire, ce livre est une nostalgie de l'enfance, à travers ses rêves, ses espoirs, la famille, la lutte contre la maladie, la joie, les peines...

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27 avril 2012

Jack Kerouac : "Sur la route"

SUR LA ROUTE

Sur la route

Un "classique" de la littérature américaine, publié en 1957 et dont l'action se situe dans l'immédiat après guerre. L'aventure de deux jeunes à travers les Etats-Unis, de long en large et vice-versa. 

Sal Paradise, le narrateur, et Dean Moriarty vont passer un certain nombre d'années "sur la route", entre New-York et San Fransico, Denver et Los Angeles. Cette route ponctuée de rencontres, d'amis de passage, d'histoires, d'aventures, de musiques, de beuveries, de drogues et d'amours ... Et comme ça pendant plus de trois cents pages.

Les deux protagonistes sont à la recherche d'un idéal, du "it" ! Comme le bop le procure parfois. De l'extase de la vie. Une sorte d'expérience surréaliste grandeur nature. 

Il y a du mystique dans ce roman, de la quête du sens. Et le voyage au Mexique répondra t-il aux attentes ? 

C'est le roman d'une jeunesse désoeuvrée qui cherche à vivre pleinement sa vie. 

Un roman qui donne envie de se mettre au volant et de rouler ... 

Kerouac_Map

En décembre 2012, ce roman culte sera porté à l'écran pour la première fois. 

sur-la-route-kerouac-film-kristen-stewart

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12 janvier 2012

Harper Lee : "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"

Harper Lee : "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"

 

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

1935, dans le Sud profond (l'Alabama), un avocat intègre et apprécié de ses concitoyens, Atticus Finch,  élève seul ses deux enfants, Jem et Scout.

A travers le regard de Scout (petite fille de moins de dix ans), l'auteur nous invite dans la vie quotidienne de Maycomb, petite ville où tous les habitants se connaissent. Le lecteur est invité dans la réalité de ce monde où se côtoient sans se mélanger les blancs et  les noirs. A travers les jeux d'enfants on découvre les habitants du quartier et leurs us et coutumes. Le récit ne manque pas d'humour et de dérision.

C'est au moment où Atticus Finch est commis d'office pour la défense d'un jeune noir accusé d'un viol sur une femme blanche, que vont se cristalliser toutes les hypocrisies, les menaces et toute la lâcheté des habitants.

Cet événement aura des conséquences sur la vie de toute la famille, et chacun, à cette occasion découvrira des facettes insoupçonnées de la personnalité de l'autre. Le roman devient en quelque sorte initiatique et plein de finesse et d'humanité.

Harper Lee publie ce roman en 1960, au moment du mouvement des droits civiques, et ceci explique peut être en partie l'énorme succès qu'il a connu. Mais au delà de ce phénomène de conjoncture, il reste un roman essentiel et intemporel tant il trace finement les traits de l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus grégaire et malsain.

Mais c'est surtout un hymne à la tolérance et au respect, ces deux notions qui traversent tout le roman à travers l'éducation donnée à ses enfants par Atticus Finch.

Un bon moment de lecture.

 

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05 décembre 2011

Truman Capote : "Un Noël"

Un Noël de Truman Capote

Noël


Voici un recueil de deux nouvelles publié chez Gallimard Jeunesse mais qui n'est pas forcément un livre pour les enfants.
Deux nouvelles courtes où Noël est un prétexte et qui mettent en scène le jeune Buddy âgé de 7 ans.
Dans le première, il quitte sa cousine et meilleure amie Sook, une vieille femme qui vit avec lui en Alabama pour aller passer Noël avec son père à la Nouvelle Orléans. C'est un changement radical qui va s'opérer chez le jeune garçon, qui non seulement découvrira la vérité de son père, mais aussi celle du Père Noël.
Dans le second, Buddy et son amie (une femme âgée encore) économisent pour confectionner des cakes de Noël qu'ils offrent ensuite aux personnes qui ont marqué leur imagination.
Truman Capote, dans un style remarquable, nous conte ici deux histoires d'amour, à la fois simples et humaines.
Mais le style ne fait pas tout, on aurait aimé que les histoires fussent plus longues et véhiculassent une émotion que l'on a du mal à ressentir lors de la lecture.

Le lecteur reste un peu sur sa faim.

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20 octobre 2011

William Faulkner : "absalon, absalon !"

Absalon, absalon !

 

 

 

 

Certainement génial !

Mais poussif à la lecture.
Pourtant je me suis forcé, je me suis accroché, mais cette juxtaposition de propositions presque infinie m'a donné le tournis.
Je ne dis pas que je ne reprendrai pas sa lecture, mais après trois semaines dessus, j'ai besoin d'une halte.
Sinon, c'est e Sud, cette autre Amérique, dont l'histoire est bien marquée entre l'esclavagisme et la sécession, et ces familles au destin extraordinaire.
On est proche ici de l’épopée biblique et du drame ...
Comme dans Absalon, Absalon ! quelques années de patience me seront nécessaires pour achever (et comprendre) cette œuvre magistrale.

 

 

 

 

 

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20 septembre 2011

"Un été sans les hommes" Siri Hustvedt

un-ete-sans-les-hommes

J'avais été séduit par le nom du roman, la photo de couverture, le nom de l'auteure, les critiques des lecteurs (trices ? ) ... et donc logiquement je m'attendais à passer un bon moment.
Déception.
Comment dire, non point qu'il s'agisse d'un mauvais livre, mais je n'ai pas accroché à l'univers de cette femme qui va passer un été au milieu de femmes (sa mère et ses amies, les filles de son cours de poésie, sa voisine, sa sœur, sa fille ...). Je n'ai pas accroché non plus au parti pris artistique basé sur une suite de réflexions, pas inintéressantes par ailleurs, mais qui rendent la lecture pénible.
Peut-être, et l'auteure le suggère à un moment, s'agit-il d'un roman pour les femmes ? Un roman féminin américain que mon esprit a eu du mal à apprécier...

 

Pour un avis contraire, voir Gwordia

Posté par fran6h à 13:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 août 2011

James Lee Burke : "Dans la brume électrique"

Dans la brume électrique

Dans la brume électrique

James Lee Burke, nous emmène ici dans les profondeurs moites de la Louisiane et dans la profondeur sombre des hommes.

Le titre exact est "Dans la brume électrique avec les morts confédérés", et le lieutenant Dave Robicheaux (héros récurrent de l'auteur) enquête sur le meurtre d'une jeune prostituée dont le corps est retrouvé dans le bayou ... L'enquête nous conduira , avec une petite dose d'irrationel, de la guerre de sécession, au lynchage des noirs en 1957, de la prostitution et la pornographie jusqu'à la limite de l'inhumanité.

Excellent roman, tant par l'ambiance, par le caractère attachant de Robicheaux, que par l'intrigue et par le style.

Un très bon polar, admirablement porté à l'écran par Bertrand Tavernier.

 

 

Posté par fran6h à 10:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 juin 2011

Nabokov : "Lolita"

VLADIMIR NABOKOV : "LOLITA"

 

Lolita

Lolita est devenu, à la suite de la publication de ce roman, un nom commun. Ici, l'auteur utilise le substantif "nymphette". Humbert Humbert, professeur quadragénaire, débarque dans une petite ville de la côte est et en raison d'un problème dans l'hôtel qu'il avait réservé, se retrouve hébergé dans la maison de la famille Haze. La famille Haze, c'est Charlotte et Dolorès sa fille de douze ans.

Humbert Humbert est immédiatement attiré, et le mot est faible, par la nymphette. Va s'en suivre les tergiversations d'Humbert pour arriver à ses fins. Il s'agit bien là d'une histoire d'amour. Une histoire d'amour tout à fait particulière, racontée avec virtuosité et humour, qui tangente à l'esclavage et à l'aliénation mentale. Reste le fond, la pédophilie, que l'auteur ne cherche pas à cacher.

Voilà un roman très fort, au vocabulaire très riche, au style très fin, qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Celui-ci est d'ailleurs plusieurs fois pris à parti, interpellé, dans le cours de la narration. Roman sous forme de "road movie" qui emmène le lecteur à travers les Etats-Unis (d'est en ouest et vice-versa) mais aussi sous forme d'un journal intime, voire d'une plaidoirie en défense pour le tribunal.

Un grand moment de lecture.

 

 En complément, on regardera utilement un diaporama présentant 20 couvertures différentes de ce livre.

Posté par fran6h à 07:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 avril 2011

John Steinbeck : "Les naufragés de l'autocar"

naufrag_s_autocarUn autocar en panne et les voyageurs sont obligés de passer la nuit dans le restaurant- station-service tenu par Juan,qui est également le chauffeur.
Les personnages se succèdent, avec leur caractère,leur passion, leurs désirs, leurs rêves ...

La panne réparée, l'autocar repart et un nouvel incident l'oblige à prendre une mauvaise route. L'autocar s'enlise et les voyageurs se dévoilent. Obligés de sortir de leurs habitudes, subissant la chaleur, l'ennui et l'angoisse, ils dévoilent alors peu à peu leur personnalité profonde.

John Steinbeck nous emmène ici dans un roman à la fois alerte et vif où le caractère des hommes (et des femmes) est extrêmement bien décrit, alors que la succession des événements tient formidablement le lecteur en haleine.

Posté par fran6h à 16:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 janvier 2011

John Steinbeck : "La perle"

La_perleJohn Steinbeck, écrivain américain auteur de chefs d'œuvres dont notamment "Des souris et des hommes" ou "Les raisins de la colère", signe ici un court roman dont l'action met en scène une famille dont le mari Kino est pêcheur de perle.

La famille de Kino est pauvre, la vie de pêcheur de perle permet à peine la subsistance. La découverte d'une grosse perle sera t-elle la chance de sa vie ? La revente de cette perle permettra t-elle de sauver la santé de leur bébé piqué par un scorpion, et de les sortir de tous les malheurs que la vie leur réserve jusqu'à présent ?

Kino y croît ... mais la société des hommes est plus forte que lui. Un pauvre ne peut devenir riche ... la fatalité s'abat sur la famille.

Ce texte très fort et quelque peu pessimiste, ponctué par les chansons de la vie (famille, malheur ... ) nous entraîne dans un univers brutal, sauvage et sans pitié. L'espoir soudain de sortir de sa condition sociale peut entraîner les hommes à la dérive.

 

Je rapprocherais, pour cet aspect, ce roman du film des frères Coen "No country for old men".

 

C'est un livre que je recommande chaudement.

Pour un avis complémentaire, voir la critique de Véro du blog 1000 et - 1.

Posté par fran6h à 09:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]