30 mai 2012

Robert Laxalt : "Basque Hotel, Nevada"

Robert Laxalt : "Basque Hotel, Nevada"

basque hotel

Voici un roman que j'ai trouvé par hasard sur un présentoir de la médiathèque et qui m'a tout de suite attiré par son titre (et le nom de l'auteur) par ce qu'il évoque un pan de l'histoire contemporaine basque : l'émigration en Amérique.

Je croyais trouver là un roman sur l'émigration basque dans le Nevada, mais mis à part le nom de l'hôtel et un berger qui passe, aucune référence au passé basque des protagonistes.
Nous sommes en pleine dépression à la fin des années 20, période de grande tristesse et où même l'alcool réconfortant est interdit !
Les parents de Pete tiennent un hôtel qu'ils revendront pour s'installer dans un quartier chic.
Nous suivons ici le passage de Pete de l'enfance à l'âge adulte dans cette Amérique des années 20, dans cette ville sans aspérité et dans dans ces montagnes où le travail est si rude.
Court, facile à lire, ce livre est une nostalgie de l'enfance, à travers ses rêves, ses espoirs, la famille, la lutte contre la maladie, la joie, les peines...

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23 mai 2012

La course à pied

Sur la route, mais à pied ! 

 

J'ai déjà lu Courir de Jean Echenoz qui nous conte l'aventure extraordianire d'Emile Zatopek. La course à pied comme sujet de roman, la course à pied comme une aventure qui pousse les hommes au delà de leurs limites. 

Les éditions Autrement vienne de republier le livre culte des coureurs, joggeurs ou marathoniens : "La grande course de Flanagan". 

flanagan

"Le 21 mars 1931, en pleine Dépression, dans le stade de Los Angeles, Douglas Fairbanks donne le départ de la Trans-America : 2000 athlètes dont 121 femmes, venus de soixante pays, s’élancent vers l’est. Ils doivent rallier New-York en passant par le désert Mojave, Las Vegas, Les Rocheuses, Chicago, effectuant chaque jour un marathon. Cette course dotée de 360 000 dollars de prix, la plus grande jamais organisée, est l’invention d’un entrepreneur audacieux, Charles C. Flanagan, inspiré d’un personnage réel. Grâce à l’auteur, ancien athlète, on partage les souffrances de cette armée hétéroclite qui fond au fil des jours. 862 coureurs atteindront New-York ; parmi eux MacNab suit le destin d’un vétéran américain Doc Cole, du syndicaliste Mike Morgan, de l’Ecossais Hugh McPhail, qui fuit la crise, du lord anglais Peter Thurleig, ou de Juan Martinez, un Mexicain ambassadeur de son village… On s’attache à chacun, à son propre petit roman, dans et à côté de la course. MacNab développe des intrigues parallèles : le rôle de l’argent et les difficultés de Flanagan, qui mène sa propre « course » d’obstacles, tenant toute l’organisation à bout de bras, en dépit de l’hostilité des instances olympiques officielles ; la présence d’une section de Jeunesses hitlériennes parmi les coureurs ; l’intervention de la mafia, etc. L’ensemble est généreux, bien bâti, vivifiant, tonique, et mérite pleinement son statut de roman-marathon : à la croisée des Chariots de feu et des Raisins de la colère, un roman inoubliable."


J'ai vraiment hâte de lire ça ! 

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18 mai 2012

Jean Echenoz : "Cherokee"

Jean ECHENOZ : "CHEROKEE"

cherokee

Alors là, même si ce roman est déjà ancien et connu, je ne m'attendais pas à trouver un polar noir humoristique.

On suit là l'aventure de Georges Chave, dont la rencontre avec Véronique va bouleverser la vie. Le cours des choses va prendre une allure de course folle où les personnages s'entrecroisent et où l'intrigue part, semble t-il, à vau-l'eau.

Cherokee, c'est le titre d'une composition de Charlie Parker, dont Georges possède un enregistrement d'une interprétation très peu courante qu'il a prêté à Fred il y a une dizaine d'année, et que celui-ci ne lui a jamais rendu.

Ecrit avec un style recherché et fin, dont l'humour n'est pas exclu, Jean Echenoz nous ballade. Parfois difficile à suivre, cette histoire échevelée m'a parfois laissé dubitatif. Puis finalement, avec le recul, une fois la lecture terminée, on se dit que tout se tient, même s'il m'est difficile de dire d'emblée ce qui constitue le liant de ce roman.

En bref, une bonne impression générale pour une lecture parfois difficile et souvent amusante.

 

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11 mai 2012

Festival de Cannes et littérature

CANNES 2012, des références de la littérature

logo_festival_cannes


On sait que le cinéma se nourrit de la littérature et depuis l'origine probablement. 

Voici une petite sélection des oeuvres littéraires présentes à Cannes cette année : 

cosmopolis l'art et la manière sur la route un gout de rouille et d'os

therèse

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03 mai 2012

Marie Sizun : "Jeux croisés"

MARIE SIZUN : "JEUX CROISES"

jeux croisés

La maternité traitée à travers quelques jours dans la vie de deux femmes que tout oppose en apparence. 

Marthe, la professeure, à la vie tranquille et sans enfant, mais que l'annonce du divorce prochain va bouleverser et Alice, jeune fille-mère, en proie aux soucis du quotidien décuplés par la présence du bébé.

Avec son style précis et neutre et par petites touches, Marie Sizun nous livre un conte, un genre de petit poucet pour femmes. En effet, à côté de l'épopée de Marthe qui subtilisera le bébé d'Alice, et les déboires d'Alice qui s'ensuivront, c'est bien la maternité qui constitue le fond de ce roman. La maternité entre désir et rejet.

Si tout oppose ces deux femmes, un élément les unis inexorablement, c'est la solitude.

Roman bouleversant, tout en sensibilité, qui dresse là le portrait de deux femmes qu'une folie passagère va traverser. Et le lecteur, fut-il masculin, est transporté par cette aventure peu commune dans un  milieu de femmes ordinaires.

 

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27 avril 2012

Jack Kerouac : "Sur la route"

SUR LA ROUTE

Sur la route

Un "classique" de la littérature américaine, publié en 1957 et dont l'action se situe dans l'immédiat après guerre. L'aventure de deux jeunes à travers les Etats-Unis, de long en large et vice-versa. 

Sal Paradise, le narrateur, et Dean Moriarty vont passer un certain nombre d'années "sur la route", entre New-York et San Fransico, Denver et Los Angeles. Cette route ponctuée de rencontres, d'amis de passage, d'histoires, d'aventures, de musiques, de beuveries, de drogues et d'amours ... Et comme ça pendant plus de trois cents pages.

Les deux protagonistes sont à la recherche d'un idéal, du "it" ! Comme le bop le procure parfois. De l'extase de la vie. Une sorte d'expérience surréaliste grandeur nature. 

Il y a du mystique dans ce roman, de la quête du sens. Et le voyage au Mexique répondra t-il aux attentes ? 

C'est le roman d'une jeunesse désoeuvrée qui cherche à vivre pleinement sa vie. 

Un roman qui donne envie de se mettre au volant et de rouler ... 

Kerouac_Map

En décembre 2012, ce roman culte sera porté à l'écran pour la première fois. 

sur-la-route-kerouac-film-kristen-stewart

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30 mars 2012

Hermann Hesse : "Siddhartha"

Hermann HESSE : "SIDDHARTHA"

Siddhartha

Un livre culte qui a bouleversé, dans les années 1960, la vie de la jeunesse en quête d'une nouvelle spiritualité, de la paix et du bonheur. Hermann Hesse nous livre ici un conte initiatique sur le sens à donner à sa vie. 

Siddhartha est un jeune fils de brahmane et son destin est tout tracé dans la pure lignée familiale  dans l'Inde où le poids des castes l'emporte sur les aspirations individuelles. 

Siddhartha va s'en affranchir et connaître une multitude d'expériences tour à tour spirituelles, matérielles, amoureuses et contemplatives, à la recherche de son Moi. 

D'une écriture simple mais soignée (merci à l'excellente traduction) l'auteur ne cherche pas à nous apporter des recettes, mais bien à nous faire nous poser des questions. Et des questions essentielles qui bouillonnent dans notre esprit comme les eaux du fleuve que Siddhartha traverse à plusieurs reprises au long de sa vie. 

Roman écrit en 1922 et publié en anglais en 1951, il reste toujours d'actualité dans le monde du XXIème siècle. C'est qu'il doit toucher à l'essence de l'âme humaine. 

Hermann Hesse a obtenu le prix Nobel de littérature. 

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20 mars 2012

"Mingus mood" de william Memlouk

William MEMLOUK : "Mingus mood"

mingus-mood

William Memlouk nous transporte dans l'univers de Charles Mingus, contrebassiste et compositeur de jazz. Et quel univers !

De la musique inspirée par les luttes. Les luttes à la fois intérieures et extérieures. Des luttes contre lui-même que l'engagement amoureux effraie, mais aussi des luttes essentielles pour la dignité des noirs dans les Etats-Unis des années '50.

Il s'agit ici de souvenirs racontés bien plus tard par un compagnon de route de Mingus à une journaliste, ce qui permet à l'auteur de ne pas tomber dans la biographie, mais de rester dans le roman avec toute sa force subjective.

Car comme Charlie M. ce roman est plein de sa présence physique, sa sensibilité, ses doutes, ses crises.

Et le lecteur refait le voyage de Tijuana au Mexique.  On se laisse emporter.On sent bien là l'unité de l'homme et de l'artiste.

Un très bon livre à lire en réécoutant Tijuana Moods.

tijuana

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09 mars 2012

Emile Zola : "La conquête de Plassans"

ZOLA : "La conquête de Plassans"

 

La conquête de Plassans

Et nous voilà de retour à Plassans, berceau de la famille. Cette fois-ci c'est chez Marthe Rougon que l'action se passe. Marthe a épousé François Mouret (son cousin germain) et la famille vit une vie de rentiers après avoir fait fortune dans le commerce de vin. La villa est le centre géographique du roman à plusieurs titres : non seulement elle est située entre celle des Rastoil (royalistes) et la Sous-Préfecture (représentant l'Empire) mais elle va devenir l'objet de toutes les convoitises de la part des locataires que la famille Mouret héberge.

C'est un ecclésiastique, l'abbé Faujas, et sa mère qui vont louer le second étage.

Or ce curé est là, envoyé par Paris et par le truchement de Rougon (Félicité, la mère de Marthe) pour reconquérir Plassans, dont le siège de député est confié à un royaliste depuis les dernières élections.

Et ce curé, fera venir sa soeur et son beau-frère, dont la cupidité parait sans fin.

Zola ne nous livre pas ici un récit contemplatif de la famille bourgeoise sous l'Empire. Avec un style vif (qui tranche avec les deux romans précédant) il nous conte une aventure politique, teintée d'ambition, de jalousie, de trahison et de manipulation ...

Les locataires peu à peu prendront le pouvoir, François Mouret reclus, perdra tout. Marthe, sous l'influence de l'abbé n'est pas étrangère à cette déchéance. Les enfants sont exclus de la maison ... quant Marthe en prend conscience, il est bien trop tard.

Ce roman est un drame ! La folie (la tare familiale qui se propagera ) y tient une bonne place.

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12 février 2012

Jean-Luc Priane et Jean-bernard Taté : "Un an pour l'éternité"

Un an pour l'éternité

 

un an pour l'eternité

L'amitié, l'enfance, la jeunesse, l'amour, l'Inde et le Népal et l'engagement dans les promesses voici les ingrédients de ce roman écrit à quatre mains (si l'on peut dire).

Meera, une jeune indienne est inséparables de Samuel et Maxime, alors qu'ils sont enfants à Delhi. Ils passent tout leur temps ensemble, dans les rues et dans différents lieux de la ville. Innocemment.

Mais le temps passe, l'enfance devient jeunesse. Les deux garçons s'unissent par une promesse : ne jamais tomber amoureux de Meera afin que leur amitié ne vole pas en éclat.

Mais cette promesse peut-elle tenir ? Maxime peut-il lutter contre ses sentiments ? Il part à Bombay puis à Londres et tente d'oublier cette histoire.

Le passé le rattrapera, il retournera en Inde.

Une seconde promesse lient les deux garçons et commence alors une quête du sens de la vie à travers le Népal Samuel partira tout d'abord, puis un an plus tard, Maxime entreprendra le périple.

Ce livre qui se lit facilement n'accroche pourtant pas totalement. Le postulat de départ (la promesse enfantine) est un peu léger, le roman manque de corps. Ensuite, la fin du livre ressemble un peu à un guide touristico-mystique à travers le Népal. Ce n'est pas déplaisant, certes, ça donne même envie d'un trek dans l'Himalaya. Et si, comme les protagonistes, on profitait de ce trek pour comprendre le sens de la vie !

 

népal

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