15 novembre 2011

"Les frères corses" d'Alexandre Dumas

ALEXANDRE DUMAS : "LES FRERES CORSES"

Les frères corses

Dumas en voyage en Corse est amené à loger chez l'habitant. Là, il fera la connaissance de la famille De Franchi. Sous l'autorité de la mère, veuve, il sympathise avec Lucien, corse défenseur de ses racines et des valeurs de son pays. Il découvre aussi, comme en négatif, Louis, le frère jumeau, qui a quitté la Corse pour s'installer comme avocat à Paris.
C'est tout le problème de la culture locale, présentée comme archaïque qui cherche à résister, face au rouleau compresseur de la culture dominante, porteur de la modernité.
Dumas nous livre ici un court roman (presque une longue nouvelle), à la fois vif, descriptif et fantastique, mais quelque peu caricatural. On sent l'humour aussi, tant dans la description des disputes familiales corses, que dans le ridicule de la société bourgeoise parisienne.

A découvrir.

On passe un bon moment à la lecture de ce roman.

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05 novembre 2011

Antoine Choplin : "Le héron de Guernica"

le héron

Basilio le peintre amoureux des hérons, Basilio l'amoureux de Celestina, Basilio sorte d'étranger camusien dans un Guernica à la veille du bombardement par les nazis en 1937.

L'auteur, dans un style simple, mais parfois pénible par l'utilisation d'espèces de didascalies, nous entraîne dans l'horreur de la guerre à travers la vie quotidienne des habitants de cette ville de Biscaye devenue un symbole de la guerre civile espagnole.
L'auteur nous entraîne également dans les recoins de la création artistique ( picturale) à travers la représentation qui est faite des événements. Guernica est devenu le symbole mondial de la représentation de la guerre.
Voici un roman touchant, qui cherche à dire l'indicible, tout comme la peinture cherche à montrer l'invisible.

guernica

 

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26 octobre 2011

Marie Sizun : "Le père de la petite"

Marie SIZUN : "LE PERE DE LA PETITE"

 

père petite

Comment ne pas être touché par cette petite,ballotant dans un monde d'adultes qui la dépasse ?
Je découvre l'auteure avec ce court roman et c'est une bonne surprise.
Voilà un texte tout en tendresse et en émotions bien que le style soit vif, voire nerveux.
On entre dans l'univers de cette relation entre la petite et son père pendant et aussitôt après la seconde guerre mondiale à Paris.
Et l'on partage tous les moments : l'attente, l'espoir, la sublimation de l'image, l’enthousiasme, le conflit, l'adoration, les espoirs ... et les mensonges des adultes,les disputes, les déchirements, les souvenirs glanés.

Un excellent roman qui donne envie de découvrir l'auteure

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20 octobre 2011

William Faulkner : "absalon, absalon !"

Absalon, absalon !

 

 

 

 

Certainement génial !

Mais poussif à la lecture.
Pourtant je me suis forcé, je me suis accroché, mais cette juxtaposition de propositions presque infinie m'a donné le tournis.
Je ne dis pas que je ne reprendrai pas sa lecture, mais après trois semaines dessus, j'ai besoin d'une halte.
Sinon, c'est e Sud, cette autre Amérique, dont l'histoire est bien marquée entre l'esclavagisme et la sécession, et ces familles au destin extraordinaire.
On est proche ici de l’épopée biblique et du drame ...
Comme dans Absalon, Absalon ! quelques années de patience me seront nécessaires pour achever (et comprendre) cette œuvre magistrale.

 

 

 

 

 

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11 octobre 2011

Olivier Sillig : "Skoda"

skoda

Voici le troisième livre que je reçois dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babélio et cette fois-ci c'est une très bonne nouvelle.

Voici un roman assez court (à peine plus de 100 pages) mais à la fois dense et riche.

D'abord le contexte : nous sommes dans l'ex-Yougoslavie pendant la guerre des années '90, l'ambiance est lourde.

Ensuite le fond : c'est un roman dense, riche en émotions, qui narre l'errance d'un homme et d'un bébé dans cette ambiance pesante.

Enfin le texte : l'écriture est moderne, sans fioritures et ne tombe pas dans le pathos. Malgré la gravité du contexte (et des faits) le lecteur est embarqué par les sentiments nés de cette errance.Il y a un peu de "La route" dans cette histoire.

Un roman qui mérite le détour et qui donne envie de découvrir son auteur.

 

Merci aux éditions "Buchet-Chastel"

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20 septembre 2011

"Un été sans les hommes" Siri Hustvedt

un-ete-sans-les-hommes

J'avais été séduit par le nom du roman, la photo de couverture, le nom de l'auteure, les critiques des lecteurs (trices ? ) ... et donc logiquement je m'attendais à passer un bon moment.
Déception.
Comment dire, non point qu'il s'agisse d'un mauvais livre, mais je n'ai pas accroché à l'univers de cette femme qui va passer un été au milieu de femmes (sa mère et ses amies, les filles de son cours de poésie, sa voisine, sa sœur, sa fille ...). Je n'ai pas accroché non plus au parti pris artistique basé sur une suite de réflexions, pas inintéressantes par ailleurs, mais qui rendent la lecture pénible.
Peut-être, et l'auteure le suggère à un moment, s'agit-il d'un roman pour les femmes ? Un roman féminin américain que mon esprit a eu du mal à apprécier...

 

Pour un avis contraire, voir Gwordia

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07 septembre 2011

Michel Tournier : "Le roi des aulnes"

Le roi des aulnes

Le voyage d'Abel Tiffauges jusqu'au tréfonds l'âme humaine. Plusieurs époques se succèdent depuis le chétif pensionnaire de Saint Christophe jusqu'au géant porte enfant de Prusse orientale ... Un enchaînement de situations qui lie le destin du héros au destin de l'humanité.

Tout est symbole, tout est signe dans ce roman magistralement écrit qui entremêle le lyrisme mélancolique et les écrits sinistres du héros.

Élevé dans un monde sans tendresse, humilié à l'adolescence, frustré par son travail de garagiste, Abel Tiffauges va vivre une vie paradoxale : accusé d'un viol il échappe à la condamnation grâce à la guerre pendant laquelle il prendra soin des pigeons et sera fait prisonnier... il deviendra peu à peu l'ogre, l'homme maternel, le roi des aulnes.

C'est un roman riche, à la fois du point de vue du style que du vocabulaire, un roman à lire ou à relire.

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02 septembre 2011

Economie et crise dans la rentrée littéraire

La rentrée 2011 est marquée, plus encore que la rentrée 2010, par la morosité économique.

Plusieurs romans tissent leur toile de fond dans la crise économique, financière et morale qui nous envahit.

 

brutbienvenue dans la vraie viela loi du plu fortLe-Systeme-Victoria_

Bienvenue dans la vraie vie de Bernard Foglino

Brut de Dalibor Frioux

La loi du plus fort de Frédéric Chouraki

Le système Victoria d'Eric Reinhart

 

 

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12 août 2011

James Lee Burke : "Dans la brume électrique"

Dans la brume électrique

Dans la brume électrique

James Lee Burke, nous emmène ici dans les profondeurs moites de la Louisiane et dans la profondeur sombre des hommes.

Le titre exact est "Dans la brume électrique avec les morts confédérés", et le lieutenant Dave Robicheaux (héros récurrent de l'auteur) enquête sur le meurtre d'une jeune prostituée dont le corps est retrouvé dans le bayou ... L'enquête nous conduira , avec une petite dose d'irrationel, de la guerre de sécession, au lynchage des noirs en 1957, de la prostitution et la pornographie jusqu'à la limite de l'inhumanité.

Excellent roman, tant par l'ambiance, par le caractère attachant de Robicheaux, que par l'intrigue et par le style.

Un très bon polar, admirablement porté à l'écran par Bertrand Tavernier.

 

 

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25 juillet 2011

"Le meutre de Roger Ackroyd" Agatha Christie

 

Le meurtre de Roger Ackroyd

Le meurtre de Roger Ackroyd

 

Roger Ackroyd est retrouvé mort dans son bureau, une semaine après la mort de Mrs Ferrars, veuve de M Ferrars mort il y a un an, et avec qui il devait se marier ... Dans la société campagnarde anglaise de l'époque, Hercule Poirot va démêler l'écheveau. Il est accompagné pour l'occasion par le médecin du village, le Dr Sheppard, un ami de Roger Ackroyd ...

Il s'agit ici pour moi d'une relecture (première lecture il y a 28 ans) et donc il ne s'agissait pas de découvrir le coupable, mais plus de m'attacher à découvrir comment  l'auteur distillait dans les détails les indices nécessaires à la compréhension.

C'est un bon roman policier, certainement pas le meilleur du genre ni même de l'auteur, mais il reste interessant du point de vue littéraire grâce à la fin qu'il convient de ne pas dévoiler, bien évidemment.

 

Lire Agatha Christie reste un plaisir un peu suranné, tant par le style que par l'ambiance, mais cela reste un bon moment de lecture.

Assurément, avec "Le meurtre de Roger Ackroyd", on tient là un classique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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