11 octobre 2011

Olivier Sillig : "Skoda"

skoda

Voici le troisième livre que je reçois dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babélio et cette fois-ci c'est une très bonne nouvelle.

Voici un roman assez court (à peine plus de 100 pages) mais à la fois dense et riche.

D'abord le contexte : nous sommes dans l'ex-Yougoslavie pendant la guerre des années '90, l'ambiance est lourde.

Ensuite le fond : c'est un roman dense, riche en émotions, qui narre l'errance d'un homme et d'un bébé dans cette ambiance pesante.

Enfin le texte : l'écriture est moderne, sans fioritures et ne tombe pas dans le pathos. Malgré la gravité du contexte (et des faits) le lecteur est embarqué par les sentiments nés de cette errance.Il y a un peu de "La route" dans cette histoire.

Un roman qui mérite le détour et qui donne envie de découvrir son auteur.

 

Merci aux éditions "Buchet-Chastel"

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20 septembre 2011

"Un été sans les hommes" Siri Hustvedt

un-ete-sans-les-hommes

J'avais été séduit par le nom du roman, la photo de couverture, le nom de l'auteure, les critiques des lecteurs (trices ? ) ... et donc logiquement je m'attendais à passer un bon moment.
Déception.
Comment dire, non point qu'il s'agisse d'un mauvais livre, mais je n'ai pas accroché à l'univers de cette femme qui va passer un été au milieu de femmes (sa mère et ses amies, les filles de son cours de poésie, sa voisine, sa sœur, sa fille ...). Je n'ai pas accroché non plus au parti pris artistique basé sur une suite de réflexions, pas inintéressantes par ailleurs, mais qui rendent la lecture pénible.
Peut-être, et l'auteure le suggère à un moment, s'agit-il d'un roman pour les femmes ? Un roman féminin américain que mon esprit a eu du mal à apprécier...

 

Pour un avis contraire, voir Gwordia

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07 septembre 2011

Michel Tournier : "Le roi des aulnes"

Le roi des aulnes

Le voyage d'Abel Tiffauges jusqu'au tréfonds l'âme humaine. Plusieurs époques se succèdent depuis le chétif pensionnaire de Saint Christophe jusqu'au géant porte enfant de Prusse orientale ... Un enchaînement de situations qui lie le destin du héros au destin de l'humanité.

Tout est symbole, tout est signe dans ce roman magistralement écrit qui entremêle le lyrisme mélancolique et les écrits sinistres du héros.

Élevé dans un monde sans tendresse, humilié à l'adolescence, frustré par son travail de garagiste, Abel Tiffauges va vivre une vie paradoxale : accusé d'un viol il échappe à la condamnation grâce à la guerre pendant laquelle il prendra soin des pigeons et sera fait prisonnier... il deviendra peu à peu l'ogre, l'homme maternel, le roi des aulnes.

C'est un roman riche, à la fois du point de vue du style que du vocabulaire, un roman à lire ou à relire.

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02 septembre 2011

Economie et crise dans la rentrée littéraire

La rentrée 2011 est marquée, plus encore que la rentrée 2010, par la morosité économique.

Plusieurs romans tissent leur toile de fond dans la crise économique, financière et morale qui nous envahit.

 

brutbienvenue dans la vraie viela loi du plu fortLe-Systeme-Victoria_

Bienvenue dans la vraie vie de Bernard Foglino

Brut de Dalibor Frioux

La loi du plus fort de Frédéric Chouraki

Le système Victoria d'Eric Reinhart

 

 

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12 août 2011

James Lee Burke : "Dans la brume électrique"

Dans la brume électrique

Dans la brume électrique

James Lee Burke, nous emmène ici dans les profondeurs moites de la Louisiane et dans la profondeur sombre des hommes.

Le titre exact est "Dans la brume électrique avec les morts confédérés", et le lieutenant Dave Robicheaux (héros récurrent de l'auteur) enquête sur le meurtre d'une jeune prostituée dont le corps est retrouvé dans le bayou ... L'enquête nous conduira , avec une petite dose d'irrationel, de la guerre de sécession, au lynchage des noirs en 1957, de la prostitution et la pornographie jusqu'à la limite de l'inhumanité.

Excellent roman, tant par l'ambiance, par le caractère attachant de Robicheaux, que par l'intrigue et par le style.

Un très bon polar, admirablement porté à l'écran par Bertrand Tavernier.

 

 

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25 juillet 2011

"Le meutre de Roger Ackroyd" Agatha Christie

 

Le meurtre de Roger Ackroyd

Le meurtre de Roger Ackroyd

 

Roger Ackroyd est retrouvé mort dans son bureau, une semaine après la mort de Mrs Ferrars, veuve de M Ferrars mort il y a un an, et avec qui il devait se marier ... Dans la société campagnarde anglaise de l'époque, Hercule Poirot va démêler l'écheveau. Il est accompagné pour l'occasion par le médecin du village, le Dr Sheppard, un ami de Roger Ackroyd ...

Il s'agit ici pour moi d'une relecture (première lecture il y a 28 ans) et donc il ne s'agissait pas de découvrir le coupable, mais plus de m'attacher à découvrir comment  l'auteur distillait dans les détails les indices nécessaires à la compréhension.

C'est un bon roman policier, certainement pas le meilleur du genre ni même de l'auteur, mais il reste interessant du point de vue littéraire grâce à la fin qu'il convient de ne pas dévoiler, bien évidemment.

 

Lire Agatha Christie reste un plaisir un peu suranné, tant par le style que par l'ambiance, mais cela reste un bon moment de lecture.

Assurément, avec "Le meurtre de Roger Ackroyd", on tient là un classique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2011

Zola : "Le ventre de Paris"

Emile ZOLA : Le ventre de Paris

Le ventre de Paris

Sans reprendre le défi Zola (un roman par mois), voici donc le troisième volet de la "saga" Rougon-Macquart.

Nous sommes là dans les entrailles de Paris, le quartier des Halles, où toute une société grouille. Zola nous emmène dans les profondeurs de la vie sociale du second Empire. Le monde se divise alors, comme le dit Florent, protagoniste de ce roman, entre les Maigres et les Gras. La pauvreté dans cette abondance de nourriture.

Les commerçants, les maraîchers, les vendeuses de poissons, de fromage et de beurre, les tueurs de volailles, tout un monde riche en caractère se côtoie. Les jalousies, les rivalités et les ragots vont bon train.

Florent, qui s'est évadé du bagne de Cayenne, rejoint son frère charcutier et époux de Lisa Macquart. Ces derniers l'hébergent. Il est embauché comme inspecteur des Halles.

Parallèlement, la révolte gronde. La révolution est en marche.

Les bas-fonds des Halles feront ils tomber l'Empire ?

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08 juillet 2011

"Balzac et la petite Tailleuse chinoise" de Dai Sijie

BALZAC ET LA PETITE TAILLEUSE CHINOISE

Balzac et la petite tailleuse chinoise

Voici un roman qui est paru en 2000, plusieurs fois réédité en poche et qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique.

Le contexte est intéressant : nous sommes dans la Chine maoïste des années 1970 et la rééducation va bon train. C'est la révolution culturelle.

Le narrateur et son ami Luo, deux jeunes intellectuels de la ville, sont envoyés en rééducation dans un village de montagne. Le narrateur est violoniste alors que son ami révèle des talents de conteur.Ils ne vont pas tarder à faire la connaissance de la fille du tailleur ... la petite tailleuse.

Le chef du village les envoie à la ville, assister à des séances de cinéma qu'ils doivent ensuite raconter aux habitants de la montagne. Lors de leurs déplacement, un jour, ils découvrent une valise pleine de livres ! Des grands classiques de la littérature occidentale ... Balzac, Flaubert, Dumas, Hugo, Dickens ...

Ils tombent sous le charme de cette littérature interdite et Luo entreprend de faire l'éducation littéraire de la petite Tailleuse.

Leurs vies sera bouleversée par ces lectures.

Ils découvrent que l'homme existe en tant qu'individu qui éprouve des sentiments ... ils découvrent la féminité, l'amour, la vengeance, la passion ....

Ce roman est un roman sur la lecture, sur l'amour et le pouvoir de la lecture et sur le pouvoir de l'amour tout court.

Avec lucidité et humour, Dai Sijie nous conte une savoureuse aventure littéraire et amoureuse.

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16 juin 2011

Nabokov : "Lolita"

VLADIMIR NABOKOV : "LOLITA"

 

Lolita

Lolita est devenu, à la suite de la publication de ce roman, un nom commun. Ici, l'auteur utilise le substantif "nymphette". Humbert Humbert, professeur quadragénaire, débarque dans une petite ville de la côte est et en raison d'un problème dans l'hôtel qu'il avait réservé, se retrouve hébergé dans la maison de la famille Haze. La famille Haze, c'est Charlotte et Dolorès sa fille de douze ans.

Humbert Humbert est immédiatement attiré, et le mot est faible, par la nymphette. Va s'en suivre les tergiversations d'Humbert pour arriver à ses fins. Il s'agit bien là d'une histoire d'amour. Une histoire d'amour tout à fait particulière, racontée avec virtuosité et humour, qui tangente à l'esclavage et à l'aliénation mentale. Reste le fond, la pédophilie, que l'auteur ne cherche pas à cacher.

Voilà un roman très fort, au vocabulaire très riche, au style très fin, qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Celui-ci est d'ailleurs plusieurs fois pris à parti, interpellé, dans le cours de la narration. Roman sous forme de "road movie" qui emmène le lecteur à travers les Etats-Unis (d'est en ouest et vice-versa) mais aussi sous forme d'un journal intime, voire d'une plaidoirie en défense pour le tribunal.

Un grand moment de lecture.

 

 En complément, on regardera utilement un diaporama présentant 20 couvertures différentes de ce livre.

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09 juin 2011

L'été

En furetant dans les librairies, à la recherche de lectures pour cet été ... c'est le substantif lui même qui a attiré mon attention sur la couverture des romans ...

le roman de l'été

Le roman de l'été, qui vient d'être publié en poche ...

 

l'été 76un été sans les hommesun été à st tropez

 

L'été 76 :

« Il y avait pour moi quelque chose d’incompréhensible et de fascinant chez cette fille, seule au milieu de la cour de récréation : elle me ressemblait mais elle ne souriait guère ; elle avait les mêmes taches de rousseur mais les yeux plus ténébreux ; elle ne lisait pas des livres de prêtres engagés sur l’Évangile (les lectures préférées de ma famille) mais des brûlots anarchistes appelant au soulèvement général ; elle ne voulait pas avoir l’air moderne en enfilant des pantalons mais portait une jupe, dégagée de tout mimétisme masculin. À part cela je ne savais rien d’elle, sauf pour avoir entendu, de loin, prononcer son prénom : Hélène. »

Une adolescence provinciale dans la chaleur de 1976 : Benoît Duteurtre, en jeune gauchiste à cheveux longs, y découvre avec enthousiasme la musique, l’amour et la poésie.

Un été sans les hommes :

Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari entretient avec une femme plus jeune qu'elle, Mia quitte brusquement New York pour se rendre dans le Minnesota et se réfugier quelque temps auprès de sa mère octogénaire. Parcours d'une femme blessée en forme de "lecture de soi" et d'inattendue épiphanie personnelle, ce roman solaire – féministe au meilleur sens du terme – irradie d'une énergie aussi rebelle que stimulante.

Un été à Saint-Tropez :

Mauvaise surprise pour Mac Reilly, le séduisant détective, et sa sublime fiancée Sunny ! Eux qui pensaient passer des vacances de rêve à La Violette, une splendide villa sur les hauteurs de Saint-Tropez... En fait, ladite villa est une quasi-ruine et, cerise sur le gâteau, ils vont devoir la partager avec une flopée de locataires, dont un ex-trader dépressif, une femme au foyer en fuite, un tout juste veuf et sa petite fille...

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, les uns parcourent l'arrière-pays à la recherche du mas de leurs rêves, les autres s'adonnent à la pétanque sur la place des Lices. Mais pour nos deux héros, pas de farniente ! Alors que Sunny tente de percer le secret de La Violette, du nom d'une chanteuse de l'entre-deux-guerres au sombre destin, Mac, lui, va mettre au jour un ignoble trafic d'art.

Heureusement, le soleil provençal n'a pas son pareil pour réchauffer les coeurs et adoucir les moeurs...

Posté par fran6h à 10:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]