25 août 2010

Mort dans l'après-midi : Ernest Hemingway

mort_dans_l_apr_s_midiA l'heure où en Catalogne on vient d'interdire la course de taureaux (à part à Barcelone, elle n'existait déjà plus dans le reste de la Catalogne) et après m'être régalé il y a quelques temps de "Le soleil se lève aussi", j'ai entrepris la lecture de "Mort dans l'après midi".

Au départ je fus décontenancé par la nature du récit : il ne s'agit pas d'un roman, mais plutôt d'une sorte d'essais sur la tauromachie et l'art taurin ...

On se laisse toutefois emporter par le récit et parallèlement j'assistais donc pour la première fois à un corrida. Tout comme indiqué par Hemingway, j'assistais alors (en cours de lecture) à ma première corrida, aux arènes de Bayonne.

Une fois le livre lu, j'ai regretté de ne pas avoir pris une autre place pour une autre corrida que j'aurais probablement mieux comprise.

Ce livre de 300 pages n'évoque pas uniquement la corrida (c'est à dire la course de taureaux) mais également l'amont (l'élevage des taureaux, la préparation des chevaux, les toreros ...) et l'aval (la fin du taureau, la fin du torero, la décadence de l'art taurin ...).

En replaçant ce livre dans son contexte historique (publié en 1932) on découvre aussi l'Espagne. Et ce n'est pas le moindre intérêt.

corrida

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23 août 2010

Stefan Zweig : Le voyage dans le passé

Dans le cadre de "J'aime les classiques" pendant le mois d'Août, j'ai lu sur la plage ce court roman (ou cette nouvelle, je ne sais) écrit en 1929, mais édité en 1976.

Le_voyage_dans_le_pass_Stefan Zweig évoque ici l'amour, la passion amoureuse même. Il traite cette passion à travers l'épreuve du temps. Un jeune homme brillant mais pauvre est engagé comme secrétaire particulier d'un homme âgé et malade qui partage sa vie avec une jeune et belle épouse. Alors de fil en  aiguille (et là tout le talent de Zweig opère), la passion naît puis croît ... jusqu'à la séparation. Le jeune homme ne peut refuser l'offre d'aller au Mexique développer les affaires et sa propre situation ...
Les amants se promettent des retrouvailles ...

Le temps passe, quelques péripéties (la première guerre mondiale) perturbent un retour rapide.

Mais les retrouvailles auront tout de même lieu ... et les deux amants entreprennent alors le voyage vers le passé.

Qu'en est-il de leur ancienne passion ?

Zweig signe ici un texte fort, peut être pas le plus grand de son œuvre, mais qui mérite toute l'attention des nombreux amoureux de l'écrivain.

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01 août 2010

Stendhal : "Le rouge et le noir" (j'aime les classiques)

Le_rouge_et_le_noir

Pour le défi de Juillet Août de "J'aime les classiques" proposé par Carabistouilles, j'ai choisi un classique parmi les classiques.
Malgré un bac littéraire je n'avais pas eu l'occasion (ou l'envie probablement) de m'attaquer à cet ouvrage.

Un peu plus de 25 ans plus tard, c'est chose faite.

Le thème est archi connu, un jeune prêtre ambitieux et instruit est fort désireux de quitter sa classe sociale .Il est employé par une riche famille pour assurer l'instruction des enfants. Ce sera le premier pas à l'étrier. d'une irrésistible et fulgurante ascension. Il connaîtra l'amour, le doute, la passion dévastatrice, l'envie, l'arrivisme ... . Les sentiments sont passés au crible.

Ce roman long (près de 600 pages) se lit très facilement grâce au brio d'écriture de Stendhal.

Le contexte historico-politique est également très intéressant. Nous sommes là dans le passage entre la Restauration et la monarchie de Juillet en 1830, période quelque peu méconnue ou peu traitée dans les romans.
D'un point de vue social, c'est l'avènement d'une nouvelle classe dominante qui supplantera l'ancienne aristocratie revenue au pouvoir. On y découvre une bourgeoisie de province et les salons parisiens. Stendhal se montre sur cet aspect tout à fait précis, préfigurant en quelque sorte un Zola.

Un roman essentiel, à lire à n'importe quel âge.

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23 juin 2010

George Orwell : La ferme des animaux (j'aime les classiques)

 

De mois en mois, le défi "J'aime les classiques" continue ...
Pour le mois de Juin, j'ai choisi un ouvrage publié en 1945 par George Orwell :

LA FERME DES ANIMAUX

la_ferme_des_animaux

Antérieur au célébrissime "1984", ce texte se présente sous forme de fable où les personnages principaux sont des animaux qui cherchent à se libérer de l'emprise de l'homme.
La révolte gronde et les animaux de la ferme, menés par les cochons vont réussir à se débarrasser du tyran, origine de tous les maux : l'homme.
Des principes de base sont établis et la vie de la communauté s'organise sur la basse de l'égalité. Peu à peu une nouvelle tyrannie s'installe, et certains animaux deviennent "plus égaux que d'autres".

Dans ce texte vif et au style alerte, George Orwell dissèque le mécanisme de l'installation d'une dictature, de la soif de pouvoir, de la domination d'une classe sur une autre.

Sans manquer d'ironie, voire d'humour, ce texte est essentiel, en ce qu'il introduit la politique comme sujet du roman. A travers les animaux, c'est bien la nature humaine qui est décrite ici.

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25 avril 2010

Dino Buzzati : Le désert des Tartares

Le désert des Tartares, Dino Buzzati (j'aime les classiques)

le_d_sert_des_tartaresPour la 4ème session du défi "J'aime les classiques", j'ai choisi un roman italien.

Roman le plus célèbre de Dino Buzzati, publié en 1940, "Le désert des Tartares" aborde les thèmes de la fuite du temps, de la mort, de la solitude.
Giovanni Drogo, jeune lieutenant est nommé au fort Bastiani pour surveiller la frontière nord d'où l'ennemi viendra qui le fera héros.
Même s'il ne se passe rien dans ce récit, jamais l'on ne s'ennuie et le charme de l'écriture opère rapidement. La lenteur du temps qui passe, ponctué par de maigres faits militaires, nous conduit dans l'attente, dans l'espoir de voir l'ennemi arriver, au fil des saisons qui défilent inexorablement ... et l'on plonge rapidement dans l'âme profonde du lieutenant, devenu capitaine, puis commandant.

Le désert des Tartares est aussi l'histoire des ambitions perdues, des chances de sa vie que l'on laisse filer, du sacrifice de sa vie pour mourir en héros.

desert_tartares

Si dans le récit les héros prennent conscience du temps qui passe, le lecteur lui ne le voit pas passer.

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16 mars 2010

Pouchkine : "La fille du capitaine"

Pouchkine : La fille du capitaine (j'aime les classiques)

la_fille_du_capitainePour la saison 4 du défi "J'aime les classiques" j'ai choisi une œuvre romanesque russe.

Roman écrit en 1836, "La fille du capitaine" est le dernier roman d'Alexandre Pouchkine.
Dans la Russie de la fin du XVIIIème siècle, un jeune officier Pierre Andréitch (lui même fils d'officier) part rejoindre le fort où il devra servir dans l'immensité des steppes russes. .
En chemin, pris dans une tempête de neige, il fait la connaissance d'un vagabond qui l'aide à retrouver son chemin. Il lui montre sa reconnaissance en lui offrant un manteau.
Arrivé au fort, il découvre une situation dangereuse, la ville est menacée par le rebelle cosaque Pougatchov. Il y découvre également la famille du capitaine, et notamment sa fille Maria Ivanonvna.

Les deux histoires vont se mêler désormais, Pougatchov s'empare du fort ... la fille du capitaine n'a pas eu le temps de s'enfuir. Pougatchov sévit, mais Pierre Andréitch reconnait en Pougatchov le vagabond à qui il avait offert un cadeau. Le souvenir de ce geste le sauvera, mais sera aussi à l'origine de toute l'ambiguïté de sa situation. 

Pierre Andrevitch est alors confronté a deux défis : sauver la femme qu'il aime tout en repoussant l'avancée des troupes de Pougatchov.

Roman d'amour et d'aventure, où l'on rencontre des personnages bien typés, "la fille du capitaine" grâce à une écriture simple et fluide nous transporte dans les immenses steppes russes et dans la profondeur des sentiments humains (l'amour, la haine, la cruauté, l'hypocrisie, le courage ... ).

 

Voir aussi l'avis de Keisha

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13 février 2010

A l'ouest rien de nouveau

A l"ouest rien de nouveau (j'aime les classiques)

defi_classiqueInitié par Marie Carabistouilles, je tente mon premier défi "J'aime les classiques" avec ce roman allemand : A l'ouest rien de nouveau d'Erich Maria Remarque.

Le contexte du livre est connu, la guerre de 14-18 racontée par un jeune soldat allemand. Mais ce livre n'est pas qu'un livre sur la guerre. C'est essentiellement un livre sur l'homme et sur ce qu'il est capable de faire de plus stupide : la guerre.
A_l_ouest_rien_de_nuveau
On y découvre la préparation mentale des soldats (l'autoritarisme des officiers), puis l'horreur des tranchées, la permission, le sort réservé aux prisonniers ennemis, la tranchée de nouveau la mort donnée, l'hôpital, les soins et le retour à la tranchée.

Mais on y découvre aussi et surtout avec force un sentiment humain : la camaraderie.

Dans un monde sans passé, le narrateur prend peu à peu conscience de l'absurdité de la situation. Le moment de la permission avec le retour chez sa mère, le fait basculer dans cette prise de conscience. Son retour dans la tranchée et l'assassinat du soldat français qui mourra lentement près de lui en est l'apogée.

La camaraderie est bien traitée dans ce monde déshumanisé ... peu à peu les camarades disparaissent et la guerre bientôt se termine. Comment reprendre le cours d'une vie "normale" après ça ?

Ce livre est excellent, non seulement il fait un récit réaliste des horreurs de la guerre, mais il pousse loin l'interrogation sur l'humanité. Pour reprendre une expression chère à Hemingway, on voit bien dans ce livre "la génération sacrifiée".

Merci à Véronique D. de m'avoir fait découvrir ce défi.

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