16 septembre 2010

Joseph Boyden : "Le chemin des âmes"

le_chemin_des__mesC'est en furetant sur le site de Marie L. que je suis tombé sur cette suggestion de lecture. Comme j'étais en vacances, je me suis dirigé directement vers ma librairie estivale préférée pour acquérir cet ouvrage.

Je l'ai pris sans même regarder la quatrième de couverture et je suis parti à l'aventure ...

Le chemin des âmes nous mène dans une lente aventure qui est à la fois guerrière et intérieure. Ce roman mené à un tempo très lent nous emporte dans la vie de trois indiens du Nord du Canada pendant la première guerre mondiale.

L'auteur nous conduit peu à peu, à travers l'horreur de la guerre, dans la folie meurtrière, dans l'aliénation physique (à la morphine) ou mentale (la résistance des indiens pour défendre leur mode de vie face au monde moderne des blancs).

Le chemin des âmes, c'est un voyage qui pendant trois jours conduit l'âme de la vie terrestre à l'autre vie, c'est aussi une réflexion sur le sens de la vie.

Un premier roman, remarquable, pleine à la fois de la vie et de la mort. Une histoire inspirée de celle de  Francis Pegahmagabow, soldat dans la première guerre mondiale, tireur d'élite, éclaireur, l'un des plus grand héros canadiens.

Un roman essentiel.

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01 septembre 2010

Littérature et politique

Le 17ème opus des "Cahiers de psychologie politique" consacre un dossier au thème : "Littérature et politique".

Ce dossier est dans son ensemble fort intéressant, notamment les contributions
de Jean-Gérard Lapacherie        
     Littérature n’est plus politique
et de Karine Gros
  Eléments d’introduction à l’influence du politique dans les genres littéraires au XIX siècle.


litterature_politique

   

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31 août 2010

Alain Corneau, le cinéaste qui aimait la littérature

Alain Corneau vient de nous quitter.

Voilà un cinéaste qui a su mettre en valeur la littérature ... et dans tous les genres.

nothomb_stupeur

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Voici quelques exemples de films qu'il a tournés et les livres correspondants.

Série noire adaptation du roman de Jim Thompson "Des cliques et des cloaques"
Fort Saganne de Louis Gardel
Nocturne indien d'Antonio Tabucchi
Tous les matins du monde de Pascal Quignard
Stupeur et tremblements d'Amélie Nothomb
Les mots bleus d'après "Leur histoire" de Dominique Mainard

CHAPEAU ...

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25 août 2010

Mort dans l'après-midi : Ernest Hemingway

mort_dans_l_apr_s_midiA l'heure où en Catalogne on vient d'interdire la course de taureaux (à part à Barcelone, elle n'existait déjà plus dans le reste de la Catalogne) et après m'être régalé il y a quelques temps de "Le soleil se lève aussi", j'ai entrepris la lecture de "Mort dans l'après midi".

Au départ je fus décontenancé par la nature du récit : il ne s'agit pas d'un roman, mais plutôt d'une sorte d'essais sur la tauromachie et l'art taurin ...

On se laisse toutefois emporter par le récit et parallèlement j'assistais donc pour la première fois à un corrida. Tout comme indiqué par Hemingway, j'assistais alors (en cours de lecture) à ma première corrida, aux arènes de Bayonne.

Une fois le livre lu, j'ai regretté de ne pas avoir pris une autre place pour une autre corrida que j'aurais probablement mieux comprise.

Ce livre de 300 pages n'évoque pas uniquement la corrida (c'est à dire la course de taureaux) mais également l'amont (l'élevage des taureaux, la préparation des chevaux, les toreros ...) et l'aval (la fin du taureau, la fin du torero, la décadence de l'art taurin ...).

En replaçant ce livre dans son contexte historique (publié en 1932) on découvre aussi l'Espagne. Et ce n'est pas le moindre intérêt.

corrida

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23 août 2010

Stefan Zweig : Le voyage dans le passé

Dans le cadre de "J'aime les classiques" pendant le mois d'Août, j'ai lu sur la plage ce court roman (ou cette nouvelle, je ne sais) écrit en 1929, mais édité en 1976.

Le_voyage_dans_le_pass_Stefan Zweig évoque ici l'amour, la passion amoureuse même. Il traite cette passion à travers l'épreuve du temps. Un jeune homme brillant mais pauvre est engagé comme secrétaire particulier d'un homme âgé et malade qui partage sa vie avec une jeune et belle épouse. Alors de fil en  aiguille (et là tout le talent de Zweig opère), la passion naît puis croît ... jusqu'à la séparation. Le jeune homme ne peut refuser l'offre d'aller au Mexique développer les affaires et sa propre situation ...
Les amants se promettent des retrouvailles ...

Le temps passe, quelques péripéties (la première guerre mondiale) perturbent un retour rapide.

Mais les retrouvailles auront tout de même lieu ... et les deux amants entreprennent alors le voyage vers le passé.

Qu'en est-il de leur ancienne passion ?

Zweig signe ici un texte fort, peut être pas le plus grand de son œuvre, mais qui mérite toute l'attention des nombreux amoureux de l'écrivain.

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01 août 2010

Stendhal : "Le rouge et le noir" (j'aime les classiques)

Le_rouge_et_le_noir

Pour le défi de Juillet Août de "J'aime les classiques" proposé par Carabistouilles, j'ai choisi un classique parmi les classiques.
Malgré un bac littéraire je n'avais pas eu l'occasion (ou l'envie probablement) de m'attaquer à cet ouvrage.

Un peu plus de 25 ans plus tard, c'est chose faite.

Le thème est archi connu, un jeune prêtre ambitieux et instruit est fort désireux de quitter sa classe sociale .Il est employé par une riche famille pour assurer l'instruction des enfants. Ce sera le premier pas à l'étrier. d'une irrésistible et fulgurante ascension. Il connaîtra l'amour, le doute, la passion dévastatrice, l'envie, l'arrivisme ... . Les sentiments sont passés au crible.

Ce roman long (près de 600 pages) se lit très facilement grâce au brio d'écriture de Stendhal.

Le contexte historico-politique est également très intéressant. Nous sommes là dans le passage entre la Restauration et la monarchie de Juillet en 1830, période quelque peu méconnue ou peu traitée dans les romans.
D'un point de vue social, c'est l'avènement d'une nouvelle classe dominante qui supplantera l'ancienne aristocratie revenue au pouvoir. On y découvre une bourgeoisie de province et les salons parisiens. Stendhal se montre sur cet aspect tout à fait précis, préfigurant en quelque sorte un Zola.

Un roman essentiel, à lire à n'importe quel âge.

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23 juin 2010

George Orwell : La ferme des animaux (j'aime les classiques)

 

De mois en mois, le défi "J'aime les classiques" continue ...
Pour le mois de Juin, j'ai choisi un ouvrage publié en 1945 par George Orwell :

LA FERME DES ANIMAUX

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Antérieur au célébrissime "1984", ce texte se présente sous forme de fable où les personnages principaux sont des animaux qui cherchent à se libérer de l'emprise de l'homme.
La révolte gronde et les animaux de la ferme, menés par les cochons vont réussir à se débarrasser du tyran, origine de tous les maux : l'homme.
Des principes de base sont établis et la vie de la communauté s'organise sur la basse de l'égalité. Peu à peu une nouvelle tyrannie s'installe, et certains animaux deviennent "plus égaux que d'autres".

Dans ce texte vif et au style alerte, George Orwell dissèque le mécanisme de l'installation d'une dictature, de la soif de pouvoir, de la domination d'une classe sur une autre.

Sans manquer d'ironie, voire d'humour, ce texte est essentiel, en ce qu'il introduit la politique comme sujet du roman. A travers les animaux, c'est bien la nature humaine qui est décrite ici.

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25 avril 2010

Dino Buzzati : Le désert des Tartares

Le désert des Tartares, Dino Buzzati (j'aime les classiques)

le_d_sert_des_tartaresPour la 4ème session du défi "J'aime les classiques", j'ai choisi un roman italien.

Roman le plus célèbre de Dino Buzzati, publié en 1940, "Le désert des Tartares" aborde les thèmes de la fuite du temps, de la mort, de la solitude.
Giovanni Drogo, jeune lieutenant est nommé au fort Bastiani pour surveiller la frontière nord d'où l'ennemi viendra qui le fera héros.
Même s'il ne se passe rien dans ce récit, jamais l'on ne s'ennuie et le charme de l'écriture opère rapidement. La lenteur du temps qui passe, ponctué par de maigres faits militaires, nous conduit dans l'attente, dans l'espoir de voir l'ennemi arriver, au fil des saisons qui défilent inexorablement ... et l'on plonge rapidement dans l'âme profonde du lieutenant, devenu capitaine, puis commandant.

Le désert des Tartares est aussi l'histoire des ambitions perdues, des chances de sa vie que l'on laisse filer, du sacrifice de sa vie pour mourir en héros.

desert_tartares

Si dans le récit les héros prennent conscience du temps qui passe, le lecteur lui ne le voit pas passer.

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16 mars 2010

Pouchkine : "La fille du capitaine"

Pouchkine : La fille du capitaine (j'aime les classiques)

la_fille_du_capitainePour la saison 4 du défi "J'aime les classiques" j'ai choisi une œuvre romanesque russe.

Roman écrit en 1836, "La fille du capitaine" est le dernier roman d'Alexandre Pouchkine.
Dans la Russie de la fin du XVIIIème siècle, un jeune officier Pierre Andréitch (lui même fils d'officier) part rejoindre le fort où il devra servir dans l'immensité des steppes russes. .
En chemin, pris dans une tempête de neige, il fait la connaissance d'un vagabond qui l'aide à retrouver son chemin. Il lui montre sa reconnaissance en lui offrant un manteau.
Arrivé au fort, il découvre une situation dangereuse, la ville est menacée par le rebelle cosaque Pougatchov. Il y découvre également la famille du capitaine, et notamment sa fille Maria Ivanonvna.

Les deux histoires vont se mêler désormais, Pougatchov s'empare du fort ... la fille du capitaine n'a pas eu le temps de s'enfuir. Pougatchov sévit, mais Pierre Andréitch reconnait en Pougatchov le vagabond à qui il avait offert un cadeau. Le souvenir de ce geste le sauvera, mais sera aussi à l'origine de toute l'ambiguïté de sa situation. 

Pierre Andrevitch est alors confronté a deux défis : sauver la femme qu'il aime tout en repoussant l'avancée des troupes de Pougatchov.

Roman d'amour et d'aventure, où l'on rencontre des personnages bien typés, "la fille du capitaine" grâce à une écriture simple et fluide nous transporte dans les immenses steppes russes et dans la profondeur des sentiments humains (l'amour, la haine, la cruauté, l'hypocrisie, le courage ... ).

 

Voir aussi l'avis de Keisha

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