24 novembre 2014

Eric Vuillard : "Tristesse de la terre"

Eric VUILLARD "Tristesse de la terre"

vuillard

Avec ce récit, c'est le mythe qui s'écroule. Tout cet imaginaire autour de la conquête de l'ouest, des bons cow-boys, du far west, d'une maison dans la prairie. L'écroulement de ce qui va fonder la légende de l'ouest américain, Las Végas, la route 66, l'aventure ...

Avec William Cody, alias Buffalo Bill, c'est cette politique d'expansion qui est magnifiée, au détriment des populations locales qu'il faut éradiquer. Une politique systématique qui doit servir le grand dessein de la liberté, de l'accueil de nouveaux immigrants et la conquête de terres toujours plus à l'ouest. Mais Cody ne se contente pas de participer à cet épisode, il a l'idée géniale d'en concevoir un spectacle, un show, comme pour montrer à travers le monde la réalité de l'histoire. Mais quelle réalité ? Avec Cody et sa troupe (le Wild West Show)  c'est  le divertissement de masse qui naît, des millions de spectateurs à travers les Etats-Unis et l'Europe, un spectacle plus vrai que nature, avec de "vrais indiens" parfois capturés ou récupérés sur les lieux des massacres, des reconstitutions de bataille,  mettant en valeur la supériorité de l'homme blanc civilisé sur le sauvage.

Nous sommes là à la charnière entre le XIXème et le XXème siècle, et cette vision du monde est partagée y compris en Europe, à travers les empires coloniaux. Mais les problématiques que le récit soulève sont transposables dans la société mondialisée d'aujourd'hui.

Eric Vuillard, dans ce récit à la fois documenté et illustré par des photographies, met en relief, à travers la naissance du "show business", notre rapport à l'autre, notre définition de la culture confrontée à l'existence d'autres cultures, notre lien à l'oeuvre éducatrice et vulgarisatrice des médias de masse et la perception du monde qui en ressort. 

Un livre puissant.

 

La lecture de ce texte n'est pas sans lien avec cette manifestation  "Peaux de tigre et de pouilleux" qui a eu lieu à Poitiers en Novembre 2014. Voir les conférences ici

Pendant la lecture j'ai aussi repensé à cet excellent texte de Stefan Zweig sur la quête de l'Eldorado  dans "Les très riches heures de l'Humanité".

 

 

 

 

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11 novembre 2014

Sophie Brocas : "Le cercle des femmes"

Sophie BROCAS : "Le cercle des femmes"

brocas

Un univers de femmes, quatre générations, et un secret "originel" qui va se dévoiler et expliquer bien des choses. Comme si les évènements tus par une génération influençaient malgré eux le comportement des générations suivantes. Comme un héritage qui va transcender les générations.

A la mort de l'arrière grand-mère, la fille, la petite fille et l'arrière petite fille découvrent dans des papiers soigneusement dissimulés dans la maison de la défunte, des documents qui révèleront un fait passé inconnu d'elles. Cette découverte va les bouleverser, et chacune va réagir en fonction de son histoire personnelle. Lia, l'arrière petite fille, s'acharnera à démêler les fils de l'histoire familiale et découvrira peu à peu d'autres morceaux cachés, des bribes de vérité qu'elle recollera. Peu à peu on suit l'évolution de sa pensée construite à partir d'interrogations fondamentales.

A l'aune de sa propre vie, Lia se pose des questions sur l'amour véritable.  Comment définir l'amour dans la durée, quelle est la différence entre passion et amour, que signifie la fidélité dans le couple confrontée à la liberté de chacun, l'amour a t-il un lien avec l'éducation des enfants ?

Bien écrit et dans un langage simple, le roman file rapidement, chaque partie nous ouvrant plus particulièrement sur un personnage. Sans être un chef d'oeuvre  et partant d'un sujet mille fois utilisé dans la littérature contemporaine, ce premier roman nous laisse percevoir des qualités littéraires certaines chez Sophie Brocas même si en lui même "Le cercle des femmes" ne laissera pas un souvenir impérissable.

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13 octobre 2014

Maylis de Kerangal : "Tangente vers l'est"

Maylis de KERANGAL : "Tangente vers l'est"

tangente

Une rencontre, deux fuites, une ligne de fuite : c'est la tangente vers Vladivostok dans le Transsibérien. Nous voici plongé dans  l'univers à la fois confiné du train et dans la soif de liberté de deux esprits qui se rencontrent. Le tout avec le décor de la Sibérie qui défile à travers les fenêtres.

Aliocha cherche à échapper au service militaire qui lui fait quitter sa famille pour un séjour en Sibérie. Hélène est une française qui vient de quitter son compagnon russe. Deux âmes perdues dans un train qui file, à un petit rythme lent, vers l'est.

Une complicité va naître de cette rencontre fortuite. Sans savoir pourquoi au départ, comme par instinct, Hélène décide d'aider ce jeune dont elle ne comprend pas la langue. Le regrettera t-elle  ? A t-elle franchi le pas de trop ? Peut-elle revenir sur sa décision alors qu'Aliocha voit dans cet accueil un espoir inattendu ? Mais y'a t-il une vraiment un espoir dans cette complicité presque irréelle ?

L'auteure nous emmène, à travers les paysages et les jours qui se succèdent,  et dans l'ambiance particulière de ce train rempli de jeunes conscrits, dans les méandres de ces deux personnages en perdition. Dans un style vif et nerveux, ce court roman se lit d'un coup, comme une fuite irréversible. 

trans siberien

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05 septembre 2014

Maylis de Kerangal : "Réparer les vivants"

Maylis de KERANGAL : "Réparer les vivants"

Réparer lesvivants

Après avoir apprécié "Naissance d'un pont" et "Corniche Kennedy", et eu égard aux éloges qui entouraient ce roman, je partais avec un a priori très favorable.

Eh bien je ne suis pas déçu. C'est un excellent roman. Tant dans le travail d'écriture, toujours très soigné chez Maylis de Kerangal, que pour le fond, cette épopée d'un coeur qui va passer d'un corps à un autre. Bravo.

A travers les mots, les phrases, on sent la vie, la palpitation vitale, ce coeur qui bât. Ce coeur qui n'est pas dématérialisé, mais qui vit à travers des personnages profonds, des êtres humains dépeints avec justesse et précision. On sent chez chacun la dose de faiblesse, de doutes, d'interrogations, de souffrance. Quel brio.

Vraiment, au delà de la prouesse technique, telle la transplantation, cette chirurgie de précision, l'auteure conduit le lecteur dans les retranchements de sa pensée.  Le sens de la vie, la question à notre propre corps et de celui des autres, le rapport à la mort, l'irréversibilité des choix personnels sont des thématiques qui irriguent le récit, des questionnements alimentés par la pulsion régulière et infatigable d'une prose magnifique.

A recommander, absolument.

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29 juin 2014

Anne Plantagenet : "Trois jours à Oran"

Anne PLANTAGENET : "Trois jours à Oran"

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Un livre et un auteur que j'ai découvert lors du festival Terres de paroles en Haute-Normandie.

 

Voici un récit où l'on rentre dans l'intime d'une famille. De Misserghin, au sud ouest d'Oran, berceau de la famille Montoya depuis trois générations jusqu'à Dijon et Troyes où, à partir de 1962 la famille s'est installée.

C'est le récit d'un voyage accompli avec son père. Lui qui est né là-bas, qui y a vécu 16 ans, lui qui ne pensait pas que les souvenirs reviendraient avec une telle force, et soulèveraient tant d'émotions.

Anne Plantegnet est à l'origine de ce voyage, comme un pèlerinage sur les lieux de mémoire. Comme un besoin de transmission pour les nouvelles générations, celles qui ne sont pas nées en Algérie mais dont toute la mémoire familiale est empreinte des années passées à la ferme, sous le soleil en cultivant les orangers.

Ce voyage lui permet de confronter l'idée qu'elle se fait à partir des récits familiaux, notamment ceux de sa grand-mère et la réalité de ce qu'est Oran aujourd'hui. A travers les souvenirs de son père, qui reviennent au gré des pérégrinations, elle découvre aussi un homme qu'elle ne connaissait pas, une face enfouie qui est restée cachée si longtemps, comme un tabou, comme quelque chose de tu pendant si longtemps et qui ne demandait qu'à s'exprimer.

Anne Plantagenet se confie, on entre dans l'intime à travers ce récit. Et si l'on comprend bien les sentiments exprimés, peut-être les enfants et petits enfants de "rapatriés" seront ils plus touchés par ce récit. Pour ma part, si le texte est beau et fort, une telle plongée dans l'intimité familiale me dérange. L'écriture n'est là qu'un moyen de renouer avec son passé, comme cette histoire d'amour qui vient ponctuer les souvenirs, sorte de catharsis à la fois familiale et personnelle.

En complément, on pourra visionner cette présentation faite par l'auteure :

 http://www.dailymotion.com/video/x1b453a_anne-plantagenet-trois-jours-a-oran_news

 

 

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09 juin 2014

Hervé Bougel : "Tombeau pour Luis Ocana"

Hervé BOUGEL : "Tombeau pour Luis Ocana"

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Petit livre, vite lu, même pas cent pages, et certaines de quelques lignes seulement, 71 chapitres. Bref, un vrai parti pris artistique et littéraire.

Et ce parti pris peut déranger. Évidemment, ce qui m'intéressait dans cet ouvrage c'était le nom de Luis Ocana (excusez l'absence de la tilda), un grand cycliste des années '70, vainqueur du Tour de France et surtout grand rival d'Eddy Merckx.

Le jour de sa mort, tragique, Luis reconstruit par petites touches, les éléments de sa vie. Point de biographie, mais des compositions,  des impressions, une lumière poétique qui éclaire le bonhomme, qui le donne à voir sous un jour particulier. On aperçoit sa jeunesse, sa gloire et sa vieillesse.

Il est assez difficile d'accrocher à cette écriture. Les mots se succèdent, les phrases sont travaillées, mais le lecteur n'est pas transporté. On aimerait en savoir plus, que le fond de l'homme apparaisse, que ce qui en fait un champion, un être hors norme soit révélé.

Bref, en dépit des qualités évidentes de ce texte, je n'ai pas ressenti l'émotion vécue lors de la lecture de "Courir" d'Echenoz, ni, dans un genre différent, lors de la lecture des chroniques journalistiques d'Antoine Blondin.

Toutefois, je remercie les éditions de la table ronde et Babélio pour ce livre reçu dans le cadre d'une Masse Critique.

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(Luis Ocana après sa chute au Col de Menté, 1971)

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22 mai 2014

Lola Lafon :"La petite communiste qui ne souriait jamais"

Lola LAFON : "La petite communiste qui ne souriait jamais"

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Une icône du XXème siècle, une étoile filante en quelques sortes, un passage éclair dans la notoriété universelle, comme un enchaînement d'une minute trente sur la poutre ou aux barres. Et hop ! La voilà : Nadia Comaneci. 

La petite roumaine de 14 ans qui séduit le monde entier à Montréal en 1976. Nadia, le fruit de "l'école roumaine", le fleuron du communisme.

Dans ce roman, le décor est aussi important que le fond. Comme pour un exercice au sol, avec ses ornements chorégraphiques. Le décor ici c'est la Roumanie communiste des années'70 et '80. Ce régime particulier, à la fois policier et émancipateur. Ce régime qui veut se débarrasser des paysans pour faire éclore un homme nouveau, moderne, débarrassé du passé et des croyances et qui ne parvient pas à assurer les besoins vitaux de sa population. Ce pays où tout le monde se surveille, où tout le monde se dénonce. 

C'est dans ce décor que la petite Nadia va éclore aux bons soins de Bélà son entraîneur. Et c'est dans ce décor qu'elle fanera aussi vite. 

Et Lola Lafon, à partir d'un parti pris artistique audacieux, va nous conter cette histoire. Nous sommes immergés dans des échanges épistolaires entre l'écrivain et la championne, puis nous partageons le point de vue de l'écrivain sur place, mais des années plus tard, le témoignage de quelques protagonistes de cette période ... Bref, chaque chapitre surprend le lecteur. Mais le tout se tient très bien. 

Bien sûr chacun y trouvera quelque chose et quelque chose à redire, mais la conception même du roman déroute. C'est également vrai parfois aussi pour le le style. On est loin ici d'une biographie ordinaire. Mais il fallait bien ça pour cette petite femme qui a sa façon aura marqué l'histoire de son siècle. 

 

 

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06 mai 2014

Pierre Lemaitre : "Au revoir là-haut"

Pierre LEMAITRE : "Au revoir là-haut"

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Bien sûr il y a eu le prix Goncourt, et la notoriété qui va avec. Mais alors là, c'est mérité, et amplement. Quel talent ! Quel panache !

On est ici entre novembre 1918 et Juillet 1920, la fin de la guerre et l'immédiat après guerre. La guerre est un moment particulier pour révéler les personnalités, mais aussi pour nourrir toutes les ambitions personnelles. Et l'après guerre aussi va révéler son lot de bassesses diverses pour permettre l'enrichissement. Même chez les vainqueurs, les héros, chacun à une revanche à prendre.

Ici ce n'est pas sur un bien que l'on joue (comme le fournisseur de chaussures militaires dans "14" d'Echenoz) mais sur le sentiment, sur la passion, sur le souvenir. Il faut des lieux de mémoire. On peut pas laisser tous ces morts comme ça. Non seulement il leur faut une sépulture digne, que les familles puissent se recueillir devant une tombe, mais il faut des monuments, dans chaque commune, pour que la collectivité se souvienne et rende hommage à tous ces enfants trop tôt emportés dans le carnage mondial.

A partir de personnages admirablement brossés, Pierre Lemaitre nous entraîne dans ces temps troubles où la Nation a du mal à reconnaître les humbles, ces rescapés de la grande guerre, ces gueules cassées, ces pauvres hères dont la vie à basculé dans l'horreur des tranchées. Et puis il y a les autres, les dominants, ceux qui détiennent le pouvoir et l'argent et pour qui la guerre n'est qu'une péripétie qu'il faut vite oublier.

Si le texte est long (560 pages environ) il se lit très facilement. L'histoire, fort bien construite, happe le lecteur. On est pris dans la tourmente des événements qui s'enchainent depuis la mystification initiale jusqu'au dénouement en feu d'artifice le 14 juillet 1920. Un grand roman assurément qui produit un véritable moment de plaisir. Admirable.

Coup de coeur 2014.

 

cimetiere de verdun

(cimetière militaire de Verdun)

 

 

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25 avril 2014

Béatrice Egémar : "Elle posait pour Picasso"

Béatrice EGEMAR : "Elle posait pour Picasso"

picasso

Voici un roman "jeunesse" lu dans le cadre d'une Masse critique spéciale organisée par Babélio.

Nous voici ici dans le Montmartre des artistes, des peintres particulièrement, et de la vie d'une certaine "bohème"en 1905. La jeune et belle Linda, qui avait posé pour Picasso, est retrouvée morte, elle a sauté de la fenêtre de sa chambre du quatrième étage. Pour Emile, ce jeune poète qui vient d'arriver au "Bateau-Lavoir" ce suicide est étrange et aiguise sa curiosité. Comment savoir ce qui s'est réellement passé ? Et si le suicide de la bouquetière n'en était pas un ?

Il va falloir enquêter dans ce milieu d'artistes, où à côté de Picasso on croise Max Jacob, Van Dongen, les époux Stein ... et aussi les modèles, ces filles qui veulent sortir de leur misérable condition en posant pour les peintres. Mais on fait également connaissance de tout un milieu avec les apaches, "le lapin agile", le maquis, les moulins,les chiffonniers de Montmartre.

Emile qui se liera d'amitié avec Max Jacob mènera ses investigations, au gré des réflexions et des quelques éléments qu'il peut glaner dans le quartier. Peu à peu, de révélations en découvertes, le mystère de la jeune bouquetière apparaît. Rien n'est clair dans cette histoire. Comme un tableau, c'est par petites touches que l'ensemble se met peu à peu en place. 

Outre l'intérêt de l'intrigue Béatrice Egémar, dans un style très abordable et fluide, en profite pour nous conter cette période dans ce quartier particulier. Trés bien dépeinte, l'ambiance de fond donne une couleur particulière à cette histoire.

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(Picasso 1905 : "la jeune fille à la corbeille de fleurs")

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17 avril 2014

Valentine Goby : "Kinderzimmer"

Valentine GOBY : "Kinderzimmer"

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Quel texte poignant et profond sur un fond de tragédie individuelle et collective ! Le décor est planté : le camp de Ravensbrück, camp de concentration pour femmes. Et dans ce camp : la "Kinderzimmer", un bloc spécial installé pour accueillir les bébés nés dans le camp à partir de 1944. 500 enfants y seraient nés.

A travers le destin de Suzanne Langlois, dite Mila, résistante internée, qui arrive enceinte à Ravensbrück, le roman se construit sur cette contradiction : comment peut-on donner la vie dans cet univers spécialement créé pour donner la mort. La mort est partout, et si l'on ne découvre pas l'univers concentrationnaire nazi avec ce livre, l'auteur sait parfaitement rendre compte de sa banalité. La mort est devenue quotidienne, plus personne ne s'émeut. C'est à travers cette maternité (longtemps dénié il est vrai) que se cristallisera une solidarité active entre femmes. C'est l'espoir qui naît. Plus que la personne de l'enfant, c'est l'horizon qu'il représente qui devient important.

Sans jamais tomber dans le mélo ou dans les bons sentiments, Valentine Goby raconte le quotidien qui peu à peu s'éclaire de cette mince lueur de vie. Et cette lueur conduira Mila à vouloir se souvenir de tout, de chaque fait précis, ne rien oublier pour pouvoir raconter.

Un texte profond servi par une réelle maîtrise littéraire. A conseiller, même si, vous l'avez compris, l'ambiance générale est plutôt lourde.

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