16 juin 2011

Nabokov : "Lolita"

VLADIMIR NABOKOV : "LOLITA"

 

Lolita

Lolita est devenu, à la suite de la publication de ce roman, un nom commun. Ici, l'auteur utilise le substantif "nymphette". Humbert Humbert, professeur quadragénaire, débarque dans une petite ville de la côte est et en raison d'un problème dans l'hôtel qu'il avait réservé, se retrouve hébergé dans la maison de la famille Haze. La famille Haze, c'est Charlotte et Dolorès sa fille de douze ans.

Humbert Humbert est immédiatement attiré, et le mot est faible, par la nymphette. Va s'en suivre les tergiversations d'Humbert pour arriver à ses fins. Il s'agit bien là d'une histoire d'amour. Une histoire d'amour tout à fait particulière, racontée avec virtuosité et humour, qui tangente à l'esclavage et à l'aliénation mentale. Reste le fond, la pédophilie, que l'auteur ne cherche pas à cacher.

Voilà un roman très fort, au vocabulaire très riche, au style très fin, qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Celui-ci est d'ailleurs plusieurs fois pris à parti, interpellé, dans le cours de la narration. Roman sous forme de "road movie" qui emmène le lecteur à travers les Etats-Unis (d'est en ouest et vice-versa) mais aussi sous forme d'un journal intime, voire d'une plaidoirie en défense pour le tribunal.

Un grand moment de lecture.

 

 En complément, on regardera utilement un diaporama présentant 20 couvertures différentes de ce livre.

Posté par fran6h à 07:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


11 avril 2011

John Steinbeck : "Les naufragés de l'autocar"

naufrag_s_autocarUn autocar en panne et les voyageurs sont obligés de passer la nuit dans le restaurant- station-service tenu par Juan,qui est également le chauffeur.
Les personnages se succèdent, avec leur caractère,leur passion, leurs désirs, leurs rêves ...

La panne réparée, l'autocar repart et un nouvel incident l'oblige à prendre une mauvaise route. L'autocar s'enlise et les voyageurs se dévoilent. Obligés de sortir de leurs habitudes, subissant la chaleur, l'ennui et l'angoisse, ils dévoilent alors peu à peu leur personnalité profonde.

John Steinbeck nous emmène ici dans un roman à la fois alerte et vif où le caractère des hommes (et des femmes) est extrêmement bien décrit, alors que la succession des événements tient formidablement le lecteur en haleine.

Posté par fran6h à 16:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 janvier 2011

John Steinbeck : "La perle"

La_perleJohn Steinbeck, écrivain américain auteur de chefs d'œuvres dont notamment "Des souris et des hommes" ou "Les raisins de la colère", signe ici un court roman dont l'action met en scène une famille dont le mari Kino est pêcheur de perle.

La famille de Kino est pauvre, la vie de pêcheur de perle permet à peine la subsistance. La découverte d'une grosse perle sera t-elle la chance de sa vie ? La revente de cette perle permettra t-elle de sauver la santé de leur bébé piqué par un scorpion, et de les sortir de tous les malheurs que la vie leur réserve jusqu'à présent ?

Kino y croît ... mais la société des hommes est plus forte que lui. Un pauvre ne peut devenir riche ... la fatalité s'abat sur la famille.

Ce texte très fort et quelque peu pessimiste, ponctué par les chansons de la vie (famille, malheur ... ) nous entraîne dans un univers brutal, sauvage et sans pitié. L'espoir soudain de sortir de sa condition sociale peut entraîner les hommes à la dérive.

 

Je rapprocherais, pour cet aspect, ce roman du film des frères Coen "No country for old men".

 

C'est un livre que je recommande chaudement.

Pour un avis complémentaire, voir la critique de Véro du blog 1000 et - 1.

Posté par fran6h à 09:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

09 octobre 2010

Joyce Carol Oates : Délicieuses pourritures

delicieuses_pourrituresVoici un livre que j'ai presque tiré au sort dans les rayons de la médiathèque, uniquement sur le nom de son auteur dont j'avais envi de découvrir une œuvre. Ce roman, dont la version française date de 2003, nous emmène dans le cercle fermé d'une petite université féminine nord américaine.
Cette intrigue, sur fond de poésie et de sculpture, est centrée sur trois personnages: Gillian (l'étudiante), Andre Harrow (le professeur) et Dorcas (l'artiste et femme du précédent).
Le lecteur est tenu en haleine dès le début du roman qui est basé sur un double retour en arrière (la confrontation avec des totems, et le souvenir d'un incendie).

L'histoire se situe à la charnière de 1975 et 1976 dans un campus. Liberté des mœurs, sexualité, contestation des valeurs bourgeoises servent de fond.

Malheureusement, les personnages sont fades et rendent la lecture moins captivante que le début du roman ne pourrait le laisser croire. L'intrigue est faible et malgré certaines scènes qui relèvent le tout, l'ensemble est plutôt moyen.

Dommage.

Mais je tenterais bien un autre roman de JC Oates, pour voir.  

 

Voir un autre avis : Gwordia

Posté par fran6h à 21:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 août 2010

Mort dans l'après-midi : Ernest Hemingway

mort_dans_l_apr_s_midiA l'heure où en Catalogne on vient d'interdire la course de taureaux (à part à Barcelone, elle n'existait déjà plus dans le reste de la Catalogne) et après m'être régalé il y a quelques temps de "Le soleil se lève aussi", j'ai entrepris la lecture de "Mort dans l'après midi".

Au départ je fus décontenancé par la nature du récit : il ne s'agit pas d'un roman, mais plutôt d'une sorte d'essais sur la tauromachie et l'art taurin ...

On se laisse toutefois emporter par le récit et parallèlement j'assistais donc pour la première fois à un corrida. Tout comme indiqué par Hemingway, j'assistais alors (en cours de lecture) à ma première corrida, aux arènes de Bayonne.

Une fois le livre lu, j'ai regretté de ne pas avoir pris une autre place pour une autre corrida que j'aurais probablement mieux comprise.

Ce livre de 300 pages n'évoque pas uniquement la corrida (c'est à dire la course de taureaux) mais également l'amont (l'élevage des taureaux, la préparation des chevaux, les toreros ...) et l'aval (la fin du taureau, la fin du torero, la décadence de l'art taurin ...).

En replaçant ce livre dans son contexte historique (publié en 1932) on découvre aussi l'Espagne. Et ce n'est pas le moindre intérêt.

corrida

Posté par fran6h à 17:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]